Propos d’un pêcheur montagnard de jean Lefrançois

Salut à tous,

pour les amateurs de livres anciens, en voilà un que je viens de retrouver au fond d’un placard de mon garage. Ce livre est bien vieux et sans couverture, c’est d’ailleurs fort dommage.

Quand je pense que cet ouvrage ne m’avait pas suscité plus d’intérêts que ça il y a 30 ans, et que je l’avais relayé au fond du placard sans même y jeter un regard.

Ce livre est écrit pendant la guerre en 1945 et édité à la pêche en Dauphiné sous le titre « Propos d’un pêcheur montagnard« . L’auteur, Jean LEFRANCOIS, est originaire me semble t’il de la commune de Voreppe (38), un village situé à 5 kilomètres de chez moi.

Il a été tiré à 500 exemplaires à la forme et numérotés de 1 à 250 ; et 250 exemplaires non numérotés. Le mien a le n°215 B.303 et fut imprimé à l’imprimerie Allier, de Grenoble. Dépôt légal : 15 Novembre 1945 , édition ARTHAUD.

On peut encore trouver un exemplaire original sur internet (ici) mais il me semble également qu’il existe une réédition de 2008 (ici).

Dès les premières pages j’ai accroché à la lecture et me suis vite mis dans l’ambiance du livre.

J’ai choisi quelques passages afin de vous en faire profiter. Notamment celui à propos de la truite fario et deux autres tout aussi intéressants.

Il parle des rivières de notre région, notamment celles de Charteuse, je vous met les pages à la lecture.

En conclusion, j’ai adoré ce dernier paragraphe en fin de livre. Je trouve qu’il reflète bien le personnage qui, on en doute pas, aimait la nature et la pêche. D’ailleurs lorsque vous lirez ces quelques lignes, vous pourrez mesurer l’état d’esprit de l’auteur.

Amis pêcheurs, mes collègues, dès les premiers beaux jours mettez le sac à dos et prenez le large. Suivez votre sûr instinct. Il vous conduira au bon endroit. Dussiez-vous rentrer bredouilles, n’oubliez pas qu’une seule heure passée au soleil n’est pas perdue, et vaut mieux que toutes les discussions en chambre close. C’est pour nous qu’à chaque printemps la nature se pare, pour nous que chantent les oiseaux. Profitons-en et oublions nos peines.

18 réflexions sur “Propos d’un pêcheur montagnard de jean Lefrançois

    1. Re salut Marcel,
      à qui le dit tu, j’ai passé deux jours à faire des recherches sur ce personnage qui vivait si près de la maison. Je m’en veux d’avoir ignoré la lecture de ce livre que je possède depuis 30 ans, car je pense que j’aurais pu faire sa connaissance et j’aurais appréciè le rencontrer. Parfois la vie prend des chemins que l’on ignorent et pourtant, cela aurait pu être une belle rencontre.
      Amitiés
      Léo

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    1. Slt Pascal,
      ce gars la, c’est sur qu’il aurait été des nôtres, quand on sait qu’il a écrit ça en 1944 et déjà un autre point de vue sur les alevinages, dans ce livre il parle de nos Guiers, je vais mettre à la suite des photos , celles qui parlent de notre rivière.
      A+ Pascalou

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  1. Bonsoir Leo,
    J’ai ce livre et je l’ai trouvé remarquable !
    Il résume avec une grande délicatesse le plaisir qui est notre lorsque nous nous trouvons au bord de l’eau …
    Pierre ( Pierrot le pêcheur – ami du chaton 😂 )

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    1. Slt Pierrot,
      merci de se passage sur ce blog, c’est une pépite ce livre , je viens de découvrir qu’il parle de nos Guiers, je vais donc de ce pas mettre ces pages en ligne. Juste dommage qu’il n’est pas de couverture, mais bon peu importe la narration est si belle.
      Bravo pour ton blog ( je laisse le vouvoiement) au plaisir de nous rencontrer.
      Léo

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      1. Slt Pierrot,
        merci beaucoup, le tiens mérite d’être visité également, d’ailleurs je passe un petit message aux amateurs de cannes bambou d’aller voir ton travail. Pour les commentaires de Gilles, tu risque un peu de t’ennuyer, il commente peu, mais suit le blog tous les jours. De toutes façons, il doit moins en raconter que sur l’archisèche.
        Bonne journée
        Léo

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      2. Hello Gilles,
        t’inquiète on a apprendre tous les jours des uns et des autres, ainsi va la vie. Heureux les simples d’esprits, qui ont compris qu’il ne fallait pas chercher à comprendre…
        Bonne journée

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  2. Avant-gardiste oui en quelque sorte pour l’époque… Mais on a là encore l’idée bien ancrée qu’il faut réensemencer par milliers d’alevins (sous-tendu de souches ATL) pour garantir la pérennité de l’espèce à cause des malheureuses pollutions et de leur conséquence sur la qualité des déversements… Aujourd’hui ce qu’il faut faire passer, c’est qu’une rivière mieux considérée, préservée est capable de produire, et assurer seule, son recrutement en truites fario et la vie qu’elle abrite. Malheureusement ça n’a pas empêcher le remembrement et la dégradation importante de la morphologie de nos rivières et de l’habitat des populations piscicoles dans les années 80. Aujourd’hui on entre malheureusement dans une ère encore différente où le dérèglement climatique et la pression anthropique apporteront des conséquences malheureuses sur les cours d’eau et il ne suffira plus de penser à la qualité de l’eau et à l’habitat des populations, mais à l’aspect quantitatif de la ressource… Pour garder le plus longtemps possible « des truites mélangées à l’eau ».

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    1. Slt Fabien,
      n’oublie pas que c’est en pleine guerre 1944 que ce bouquin a été écrit, donc abondance et pas de surfréquentation comme le sont nos rivières actuelles. Nous ne sommes plus dans le même contexte et pas en 1980, ou à cette époque, les gens pêchaient pour se nourrir.il faudrait que tu lise le livre dans sa globalité.

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    1. Slt Olive,
      je pense que tu ne sera pas déçu de la lecture de ce livre, qui relate l’expérience de l’auteur,de l’époque et de ses excès dont il faut remettre dans le contexte, je te souhaite une bonne lecture dès réception et j’aimerais avoir un retour et me dire ce que tu a pensé du livre.
      A+ Léo

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