Nymphes billes arc en ciel

Bonjour à tous,

elles sont présentent dans mes boites depuis quelques années, testées et approuvées par les truites de différents cours d’eau. La particularité de ces billes aux couleurs de l’ arc en ciel, donnent un attrait supplémentaire et un effet irisé à vos nymphes.

Billes tungstène arc en ciel Bidoz product :

 

Un 1er montage, réalisé avec de la soie floss verte fluo pour le corps.

Hameçon HD Flies 214 BL n°14 à 18 – Cerques : pardo ou coq limousin – Abdomen : soie floss fluo verte – Tête : bille tungstène 2,8 mm arc en ciel Bidoz – Thorax : dubbing de lièvre noir – Cerclage : fil de cuivre – Fil de montage : 12/0 Veevus olive.

 

Un second montage en « Pheasant Tail  » , réalisé avec les fibres d’une plume de faisan pour les cerques et l’abdomen, une nymphe qui marche très bien aussi.

Hameçon HD Flies 214 BL n°14 à 18 – Cerques  et Abdomen : sabres de faisan – Tête : bille tungstène 2,8 mm arc en ciel – Thorax : Ice dub lilas – Cerclage : fil de cuivre – Fil de montage : 12/0 Veevus noir.

 

Les gobeuses du 2 Avril

Bonjour à tous,

l’histoire pourrait commencer ainsi , si j’étais un écrivain.

Prémices de printemps, mois des bourgeons, une truite calée sous la berge scrute l’onde et voit l’insecte qui passe au-dessus de sa tête. Les éclosions de Baetis crèvent la surface, la truite hasardeuse, monte et se saisie de cette offrande que le printemps lui apporte jusque dans son repaire.

Elle n’est pas la seule à apercevoir cet éphémère !… Postè à quelques mètres d’elle, je suis attentif  à ce qui se passe sur la rivière, moi aussi je l’ai vu cette Baëtis et je me prépare à berner celle qui convoite cet insecte.

Je fouille dans mes boîtes, je choisis l’artificielle qui s’en rapproche, d’un geste sûr, je noue la mouche au bout de mon bas de ligne, je sors de la soie, je suis prêt et j’attends le moment opportun, celui ou la fréquence des gobages s’intensifie.

Sur ce type de rivière, le placement est important, j’ai le dos au mur, je cherche le bon angle d’attaque. La posture n’est guère aisée, mais je vais être obligé de faire un lancer revers latéral du côté gauche, mais cela est jouable, afin de pouvoir poser la mouche dans la bonne veine d’eau. J’ai un obstacle de choix, ces truites se trouvent à 10 mètres de moi, placées sous un pont et à chacun de mes lancers, il va falloir éviter l’accrochage avec ce dernier.

Je suis aux premières loges, juste en dessous du seuil, ce n’est pas une truite qui gobe, mais deux, trois, quatre, les éclosions se multiplient. Je choisis une truite, celle de gauche, c’est la 1ère qui était active, elle se trouve sous la pile du pont, je lance sa mouche dans son champ de vision, je vois la truite qui monte vers la mouche, un remous, je lève la canne , elle est ferrée et aussitôt ramenée dans le filet.

Puis après la remise à l’eau, la mouche est séchée et la voilà repartie à la conquête d’une seconde truite, celle du milieu de la rivière, gobage, ferrage et re filoche.

Puis ce sera le tour d’une troisième et puis plus rien, les truites se sont calées , il est temps pour moi de plier la canne, de toute façon, je m’étais octroyé que deux petites heures de pêche et je suis satisfait de cette courte session et de ces trois truites largement maillées.

 

Mars qui se termine en beauté avec une 63 cm

Bonjour à tous,

voilà une saison assez particulière, les sorties ne se ressemblent pas, après un week-end où je ne fais aucun poisson, les questions fusent dans ma tête. Que se passe-t-il, ai-je bien pêché, ai-je eu la bonne lecture de l’eau, ce n’est pas facile d’accepter des capots, mais il faut se rendre à l’évidence, les truites font selon leurs humeurs et pour le moment c’est disette ou bien il faut être présent au bon moment.

C’est qu’il m’est arrivé ce jeudi 28 Mars, lors d’une session après le repas. J’ai aperçu quelques March Brown et quelques baëtis dériver le long de la rivière, mortes ou prêtes à s’envoler.

March Brown

J’ai pris mon temps, je me suis assis sur l’herbe et j’ai attendu qu’une truite daigne se mettre à table. Soudain mon oreille perçoit un claquement sur l’eau, je regarde sur ma gauche, j’aperçois un rond qui crève la surface. Puis un autre, et encore un autre, le rythme est régulier. Et la, je m’aperçois que ce n’est pas une petite truite, que ce n’est pas une hallucination non plus, mes yeux ne se trompent pas, c’est bien une truite qui se gave d’éphémères et quelle truite !…  Sa tête est énorme, elle me semble bien grosse,  je l’estime à 60+.

Je me rapproche de la zone à pas de sioux, ce n’est pas le moment de rater ce rendez-vous, une dernière vérification de mon bas de ligne, je me suis mis en 16/100 ème en pointe. Me voici bien placé, je me trouve à 10 m en dessous du poisson, je commence à amorcer mon lancer, ma soie fend l’air, deux faux lancers suffisent, la mouche se pose dans le sillage de la truite, à peine touche-t-elle l’eau, qu’elle fait un écart sur la gauche et se saisie de ma mouche, un seul passage à suffit , c’est la récompense suprême !…

Le combat s’engage, c’est du lourd, je sens les coups de tête, elle fait un premier rush, je la bride. Zut, la voilà, qu’elle se cale sous un gros bloc, mais je réussis à l’a déloger, elle reprend le large. Ma ligne est tendue à son maximum et la canne arc-boutée, le frein est réglé, mais par manque de chance, la soie vient se bloquer entre le bâti et la bobine, j’ai bien peur de ne pas conclure. C’est à la main, que je ramène ma soie, j’en chie, cette truite est lourde, mais au bout d’un moment, enfin je réussis à la mettre dans l’épuisette.

En la voyant dans la filoche, je pousse un cri de joie, cette truite dépasse mes espérances, je l’ai vu plus petite et après mesure elle accuse 63 cm.

Par contre, étant seul, je n’ai pas réussi à faire de belles photos , mon apn est HS, l’écran est noir et c’est au jugé, que je déclenche les prises de vues, du coup je n’ai pas mieux à vous présenter.

Cette truite, tient pour le moment mon record de la saison 2019