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Elles n’étaient pas toutes parties voir passer le tour de France

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je vous relate ma session d’hier 6 Juillet 2021, ou j’ai alterné la pêche en nymphe et la pêche en sèche au cours de mon après-midi.

À mon arrivée, comme à chacune de mes sessions, je prends 5 minutes pour regarder la rivière, afin de voir la couleur de l’eau et le niveau, des habitudes ancrées depuis des années, c’est comme ça.

Je me change, prépare la canne, j’opte pour une 9 pieds soie de 4, plus une bobine supplémentaire garnie de fil fluo bicolore mise dans le chest pack, au cas où je désire changer de pêche pour me permettre de pêche à l’espagnole si besoin est.

Me voilà les pieds dans l’eau, je commence à pêcher les petits courants le long des bordures qui se trouvent dans mon périmètre, une fenêtre vient de s’ouvrir, je suis dans les bonnes heures, les touches se succèdent, mon tabanas bien graissé fait monter pas mal de petites. J’ en rate pas mal et j’en dépique quelques-autres, ce sont des petites truites dont certaines sont âgées à peine d’une année, ce qui me laisse à penser que le frai fonctionne pas trop mal sur cette portion de rivière.

Je continue ma progression vers l’amont et j’arrive sur une zone de pêche avec beaucoup plus de courants, je décide donc de passer en nymphe. Pour cela, je vais devoir changer de bobine et mettre celui qu’avec le fil fluo bicolore, j’attache une nymphe bille de 3mm, ça passe pas trop mal, la preuve ce sera un peu plus joli, car je vais toucher trois truites pas trop vilaines de par la beauté de leur robe. Ce sont de belles bagarreuses, ne se laissant pas amener à l’épuisette aussi facilement et je suis en pointe en 12 centièmes, connaissant la ruse de ces truites, j’ai intérêt à brider rapidement les poissons afin qu’elles n’aillent pas se caler sous les gros blocs, j’ai souvent perdu de beaux poissons en ne le faisant pas.

Après avoir pris ses deux truites successivement, j’arrive sur un autre spot, j’aperçois deux belles de plus de 40,  malgré mon application à faire de bons passages afin de toucher au moins l’une d’elle, mais le fort courant à cet endroit dévié ma nymphe, je n’ai pas réussi à faire passer dans la bonne veine d’eau. Je pense qu’à deux nymphes se serait mieux passé, mais ce n’est pas autorisé sur notre domaine, sans compter que j’avais oublié une boite avec les grosses nymphes à la maison, alors de voir ses grosses truites et ne pas réussir à les prendre ça frustre, du coup à force d’insister, elles sont reparties se réfugier dans leur cache.

Je continue ma progression, j’arrive sur un autre spot ou habituellement les truites gobent souvent, mais cette fois, il n’y a pas d’activité en surface, peut-être est-il encore tôt. Je reste en nymphe et sur le courant du dessus, après un passage de la ligne au ralenti, je ressens une tape franche et rapide sur ma nymphe, puis je vois la truite se replacer sur le fond. Une jolie truite, certes moins grosse certes que la précédente, je vais changer de nymphe pour mieux atteindre le fond, je change de nymphe, je passe sur une bille tungstène de 3,5 mm je n’ai pas plus gros, mais cela suffira à passer à ras du fond, ce fût le bon choix, car je vois la truite se saisir de ma nymphe, elle n’est pas grosse, mais dotée de belles zébrures bien marquées, qui sonnera la fin des touches.

Par la suite, je vais peigner la rivière de long en large, passer de la sèche à la nymphe, plus rien ne bouge, d‘un coup la fenêtre s’est refermée, c’est à croire qu’elles étaient parties voir le tour de France qui était de passage dans notre vallée de chartreuse.

ps : je ne vous ai pas relaté la session du samedi 3 Juillet 2021, ou en compagnie de Stéphane et Max, Claude est venu nous rejoindre, mais stoppé par la grosse averse tombée vers 15h00, qui  à mis un temps d’arrêt à notre session.

Nous avons profité de ce moment à l’abri sous le haillon de la voiture pour nous requinquer avant le coup du soir, nous avons fait une jolie session en sèche , avec plus d’une vingtaine de poissons truites et ombres chacun , des ombres allant de 15 cm à 30 et 35 pour le plus gros.

Dommage pour cette belle truite trouvée morte sur le parcours, elle n’aura pas eue la possibilité d’ensemencer la rivière à l’automne prochain :-(

Max qui depuis peu fait ses débuts à la mouche sèche et nymphe, se débrouille très bien, il s’en est mieux sorti en nymphe avec 7 truites prises après l’orage.

J’ai croisé Jean Pierre garde pêche de l’aappma de St Laurent du pont, toujours aussi présent sur notre domaine de pêche, il venait de verbaliser un pêcheur sans carte de pêche.

 » Croyais moi, notre domaine de pêche est bien surveillé par une garderie active quelques soit les conditions météorologiques, contrairement à ce que je peux lire ici où là sur certains forums où Facebook où l’on dit que l’on ne voit jamais de gardes pêche, ici ils sont bien présents et n’hésitent pas à verbaliser  » À bon entendeur !…

Quelques photos de ma session du 6 Juillet 2021 :

 

Semaine 15 et 16, pêche et compagnies

Bonjour à tous,

cela fait bien quelques jours que je ne fais pas de compte rendu de mes sorties de pêche, au cours desquelles je vais prendre prés d’une quarantaine de truites en sèche et quelques-unes en nymphe et un barbeau de 50+ que je dépique, ce n’est pas grave en soi. En voici quelques unes en photos, elles étaient pratiquement toutes avec des tailles similaires, peu de petites truites.

Les autres jours de la semaine, seront réservés aux retrouvailles avec les potes, cette fois pas de pêche, je n’ai pas voulu sortir les cannes, afin de leur laisser profiter de la rivière. Quel plaisir de revoir les copains, que n’avaient pas revus depuis le confinement à l’automne 2020, cette année grâce à l’autorisation de pêcher dans tout le département, nous nous sommes enfin retrouvés.

Samedi 17, je vais passer mon après-midi en compagnie de tout d’abord Damfly , Yves et Yann. La pêche fut compliquée, les truites calées, quelques-unes prisent en nymphe et soudain une belle éclosion de Baëtis a mis les truites en activité, c’était comme si la rivière était en ébullition. Damfly n’a même pas eu le temps de changer sa nymphe pour une sèche, que les gobages cessèrent, cela à durée 3 minutes montre en main.

 

Mercredi 21, ce fût une petite visite à Fabien qui avait le jeune Romain en initiation nymphe au toc, une technique que ce jeune pêcheur venait de découvrir, malgré son manque d’expérience, grâce aux conseils avisés de Fabien, Romain termine l’après-midi avec 12 truites de sorties et presque autant de ratées.

Vendredi 23 , en après-midi, je retrouve Damfly, je tenais absolument lui faire prendre un barbeau à vue. Il en rate un, le gammare en intéresse d’autres sans succès, car les quelques sujets présents, furent vaccinés la veille par Jérémy un autre pote, ce qui du coup a mis les poissons en alerte, ce ne sera que partie remise. Sur un autre secteur, Damfly prendra une jolie truite, un chevesne, il ne finit pas capot.

Samedi 24, je ne suis pas disponible le matin pour pêcher, mais suite à un appel de Mika et Patrice deux potes viennois, qui ont prévus de monter sur le Guiers, avec deux autres potes Drômois, mais également Claude le matin même, que de monde et comment faire quand on n’a pas prévus de pêcher. Eh bien, après avoir vaqué à mes occupations, se décide d’aller saluer tout ce petit monde en début d’après-midi.

Je ne verrais pas Mika et Patrice, qui venaient de partir à cause de couvre-feu, nous nous sommes raté de peu, mais j’ai pu voir Alban et Fabrice qui se sont arrêtés, au moment où je venais de commencer à pêcher, du coup j’ai mis fin à mon début de session. Lorsque Claude est arrivé joint à son tour, en apercevant ma voiture, nous avons discuté une bonne heure et pour clore ce samedi après-midi, une dernière rencontre avec Gilles garde pêche de notre association qui était en contrôles et nous voilà repartie à papoter et finalement je n’ai pas pêché et je n’ai pas pensé à faire une photo pour mémoriser nos retrouvailles.

Dimanche 25, je vais rejoindre Stéphane, une fois sur place, nous jetons un coup d’œil rapide à la rivière l’eau cristalline, nous laissons présager une belle session, et nous décidons de pêcher à deux techniques. L’un pêchera en sèche et l’autre en nymphe, je choisis la nymphe, ce sera Stef en sèche qui ouvrira le bal, d’ailleurs il réussira à faire trois truites, en fait monter deux ou trois autres, tandis que moi, malgré deux tapes franches dans mes nymphes, il y a des jours avec et des jours sans, c’était le cas pour moi ce dimanche après-midi et un, et deux et trois zéros, je vais essuyer un mémorable capot !!!

Alors durant cette ultime session de la semaine, j’ai profité de la nature et de mon émerveillement face à ces éclosions sporadiques et la beauté de ses insectes, je ne serais pas venu pour rien.

 

Reproduction assistée des truites fario en pisciculture fédérale.

Bonjour à tous,

comme vous le savez depuis de très nombreuses années, je porte un intérêt particulier à la surveillance des frayères sur les rivières que je connais et où je sais que les truites Fario sauvages commencent à  pondre leurs œufs à partir de la mi-novembre et surtout aux reproductions des truites sauvages en milieux naturels, comme en chartreuse.

truite fario sauvage fraye en milieu naturelUne activité pour laquelle il faut se donner le temps, un temps précieux que m’offre la retraite et qui me permet d’avoir la liberté d’assouvir mon plaisir d’observer cette étape de la vie des truites, sur ces rivières où la reproduction est naturelle. Aussi, mon ultime plaisir c’est de pouvoir un jour réussir à filmer la ponte (la fécondation) en direct et au plus près, ce serait vraiment mon rêve !!…

Mais le sujet étant la reproduction assistée, plutôt que des écrits, voici une vidéo de Jean alias Fario Mentos, un ami  Youtubeur qui a réalisé ce  film qui explique, point par point, toutes les étapes de la reproduction assistée des truites fario à la pisciculture de la fédération départementale de la pêche et de la protection du milieu aquatique du Puy de Dôme.

La reproduction assistée et donc, l’alevinage, est un sujet potentiellement à controverse, et une question scientifique qui réside avec des études et des avancées toujours plus nombreuses et précises sur l’intérêt d’une telle entreprise.

Pour ma part et en ce qui me concerne, je pense que certain cas particuliers de rivières ayant subit un désastre morphologique ou une pollution dévastatrice et qui ne bénéficient pas d’une continuité écologique suffisante, la main de l’homme peut s’avérer utile et réimplanter une population de truites, qui avec le temps pourra se ré-ensauvager et s’avérer fonctionnelle.

Je remercie Jean, pour l’autorisation de publier cette vidéo sur mon blog et je vous invite à aller regarder sa chaine Youtube, vous vous régalerez de belles vidéos.