Maxence et la nymphe au toc

Bonjour à vous,

la nymphe au toc, cette technique devient de plus en plus prisée et énigmatique pour les néophytes. Comment une truite, peut elle s’intéresser à une nymphe, qui n’a rien de naturel et pourtant, ça marche !…. Le principe de la technique est le même que la pêche au toc, sauf que l’appât est remplacé par une nymphe lestée ou non, avec ou sans plombée.

J’ai suivi Maxence 10 ans, ce petit gars a tout d’un vrai pêcheur , vêtu d’un waders adapté à sa taille, le gilet de wading, la canne à fil intérieur, le bonnet vissé sur la tête, le voici fin prêt, pour une initiation avec Stéphane son papa.

Je me suis régalé à voir pêcher ce môme, de le voir tout heureux de se retrouver en pleine nature, parcourant les berges enneigées de ses petites jambes, s’enfonçant parfois jusqu’à la taille, c’est l’école de la vie, une transmission de la pêche de père en fils, que seul les initiés connaissent.

Doué, la gestuelle est déjà sûre, il est à l’écoute des conseils de son père. Il allonge son bras quand c’est trop loin, lève la canne pour porter la nymphe afin qu’elle nage et n’accroche pas le fond, pêche en remontant le cours d’eau, il avance à pas feutrés. Quand c’est nécessaire, son père l’aide pour ne pas qu’il chute dans cette eau glaciale et l’aide aussi à passer d’un côté ou de l’autre de la rivière, selon les coups recherchés.

Les zones de pêche sont prospectées méthodiquement. Il pose la nymphe dans les courants, peigne les moindres recoins ou une truite est censée être en place pour se nourrir.

Au cours de cette séance d’apprentissage il réussira à prendre 8 truites, certes pas de grosses truites, mais il n’est pas si simple de prendre des poissons dans une eau à 5° et ceci avec la technique de la nymphe au toc,surtout pour un débutant.

Comme quoi, la valeur n’attend pas le nombre des années, bravo Maxence !