Celle qui cause nos tourments

Je suis l’objet de votre convoitise, entre nous s’est instaurée une relation qui pourrait mettre le bordel dans votre couple, pour peu que madame soit un tantinet jalouse.

Nos rencontres dès le mois de mars, se font plus fréquentes de jour en jour , parfois même jusqu’à la tombée de la nuit. Nos coups du soir, n’ont rien de charnels, mais juste obsessionnels, au point que vous pourriez faire des kilomètres pour me rencontrer.

Vous garnissez vos bas de ligne, de somptueuses nymphes ou sèches du plus bel effet pour me séduire où d’un appât bien dodu, mais je ne suis pas née de la dernière pluie. J’adore jouer à cache -cache avec vous, me blottissant sous une pierre, une souche, regardant passer vos leurres, vos mouches ou vos appâts.

 

Parfois pour que vous puissiez me caresser, je me laisse prendre, au risque de perdre la vie, mais de mon fond intérieur, je sais que vous me relâcherez. Parce que vous êtes de plus en plus de pêcheurs à pratiquer le no-kill, comme d’autres pratiquent un sport de plein air où le seul plaisir, est d’être en osmose avec la nature.

De nos jours, j’ai la chance que vous soyez équipés plus souvent d’appareil photo ou de caméra, qui vous permettront par la suite de patienter tout au long de l’hiver, vous remémorant les bons souvenirs de notre rencontre en attendant la prochaine ouverture.

Que ce soit au toc, à la mouche ou aux leurres, vous avez tous avec la même obsession, celle de pouvoir m’attraper de plus en plus grosse. Alors n’hésitez pas à mieux me protéger, respectez ma taille légale de capture, ne rejetez rien de compromettant pour ma survie,   je ne sais encore pour combien d’années, mais si ça continue ainsi, les barrages, les pollutions et le réchauffement climatique auront contribué à mon extinction …

 Bonne année à tous  !

Les nymphes Perdigone

Slt à tous,

l’hiver est proche, mais la saison est encore bien loin, il est temps pour moi de commencer à me remettre au montage, afin de regarnir mes boites à nymphes. Même si il me reste encore des nymphes en stock, il me faut refaire quelques modèles testés et qui m’ont satisfait au cours de la saison 2018.

Ces nymphes, sont désormais très prisées par les pêcheurs, que ce soit avec une canne à mouche ou en dérive naturelle ou même au toc , avec une où deux nymphes, dont une mise en potence. Elle sont devenues presque incontournables pour nous autres , c’est une nymphe qui donne vraiment de bons résultats sur les truites et les ombres communs.

Elle sont très faciles à réaliser, du moment que vous avez un étau et quelques accessoires de fly tying. Leur particularité, un corps lisse qui lui permet une immersion rapide pour atteindre les poissons postés sur le fond.

Matériaux utilisés pour les modèles ci-dessus sont :

Hameçon : Droit n°14/16 ou Jig ( pas de photo)

Cerques : Pardo ou coq Limousin ou à défaut des hackles de qualité

Tête : bille tungstène 2,5 mm à plus

Abdomen : floss orange fluo

Thorax : Fil iridescent , madeira métallic  ou autres fils de montage en 8/0

Vernis : UV Loon ou UV Laser Fast color

Lampe UV

 

 

Il fait chaud , je me met à l’ombre !

Salut à tous,

cette journée du 1er Juillet 2016 était particulièrement chaude sur le Guiers, peu d’activité en surface , mais l’attente fût bénéfique, les 1er gobages crèvent la surface de l’eau, quelques insectes dérivent au fil du Guiers, mais sans plus !!!

Je cherche dans mes boites quelque chose se rapprochant de ce que je vois en surface , choisi un petit cul de canard gris et voila le 1er poisson qui s’y intéresse, mais je le rate , ce sera ainsi sur 7 ou 8 ombres qui ont bien voulu de cette mouche, je décide de changer de tactique, la dérive des mouches par le lancer amont , créée un dragage et ça les ombres ils n’aiment pas, du moins ce jour la.

J’arrive sur un courant , je ne peux m’empêcher de mettre une nymphe, deux ou trois passage et soudain la touche franche et lourde , il colle le fond et se permet même de me faire deux ou trois chandelles , le voilà dans l’épuisette, enfin je viens de prendre le 1er ombre de l’après midi.

17

Me trouvant sur la berge, je scrute la veine d’eau et les gobages commencent à se faire de plus en plus présents, je vire ma nymphe et  je décide de faire une pêche aval , j’attache à ma pointe, une crème du guiers , qui me permettra de prendre encore quelques ombres de 25 cm, comme celui de la photo ci-dessous :

1

 J’aperçois quelques mouches de mai qui dérivent, aussitôt je change ma mouche pour une émergente de mai fly, je prendrais un second bel ombre de 30+

12

Puis un troisième

15

Je continu ma pêche aval, je fait monter un autre ombre, que je rate bien évidement. Je sèche ma mouche, la graisse un peu avec du mucilin et je repose celle-ci juste derrière le gobage que je viens de rater et encore une fois, une gobage violent, je ferre, je sent les coups de boutoir , et encore une fois je dépique , j’ai pu voir cet ombre qui était très gros, il devait avoisiner 45 cm, je ne sais pas si c’est à cause d’eux, mais je n’ai plus rien touché durant pour le reste de l’après midi. Il est déjà près de 20h , je décide de rester pour le coup du soir, mais l’eau froide à eu raison de moi, j’étais congelé , le Guiers est encore froid , surtout quand on reste planté comme un héron à attendre d’autres gobages. J’ai alors mis fin à cette partie de pêche où  j’ai fait bouger quelques ombres , en tout une bonne quinzaine entre ceux que j’ai pris , ceux que j’ai fait monté et ceux que j’ai raté.

6